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Nouvelle de la quatrième dimension

  • 25 févr. 2018
  • 4 min de lecture

Dernière mise à jour : 13 juin

Le récit qui suit est une histoire vécue et réelle. Nous sommes situés à l’est de la France durant l’hiver 1984 – 1985. Un jeune homme d’une vingtaine d’année vit seul dans un logement qui se trouve face à l’hôpital régional. Son père âgé de 73 ans est malade. Il est hospitalisé et atteint d’une maladie incurable en phase terminale.

Le 5 Janvier 1985 vers 7h du matin, le jeune homme que nous nommerons David se lève et par la baie vitrée de son logement regarde l’hôpital qui se situe de l'autre coté de la plaine et se dit qu’il devrait rendre visite à son père dans la journée. Il se prépare comme tous les matins et se rend à ses cours au lycée.

Vers 11h de ce même jour, il est convoqué par le chef d’établissement qui lui apprend le décès de son père 1h plus tôt. David décide de se rendre immédiatement à l’hôpital mais ne pourra pas voir son père une dernière fois.

Les volontés du défunt était une crémation de sa dépouille, seulement à cette époque la crémation restait marginale et ne pouvait être réalisée que sur des pays limitrophes. Le corps a du donc être acheminé vers le crématorium de Lausanne (Suisse).


Cependant et pour ceux qui se souviennent de cet hiver 1984, le froid extrême a rendu le transfert difficile. Son père est resté bloqué à la frontière Franco-suisse près de 10 jours avant de pouvoir être incinéré le 13ème jour au matin soit le 18 Janvier 1985.

Ce même 13ème jour au matin, David est réveillé par son réveil digital à 7h00 précise, il est en sueur et sort d’un rêve étrange. En effet, il vient d’avoir une conversation avec une personne semblant être son père mais d'apparence beaucoup plus jeune.


Comme en phase de réalité, il s’est réveillé à 7h00 et il s’est préparé pour aller au Lycée. Il est légèrement en retard et quitte l’appartement vers 7h45, descendant l’escalier pour rejoindre l’étage inférieur et atteindre l’ascenseur. En descendant cet escalier il croise un homme d’une trentaine d’année en apparence qui lui, se rend à ce dernier étage de l’immeuble. Machinalement, David se retourne et demande à l’individu s’il cherche quelqu’un. L’homme qui a la particularité de porter une gabardine longue et un chapeau à la BOGART lui répond qu’il cherche l’appartement de son fils. David l’invite chez lui et remonte à l’étage de son appartement. L’homme entre, traverse le couloir et s’installe à la petite table de cuisine de la pièce principale. Alex lui prépare un café et tous les deux vont conversés pendant un temps qui semble interminable (estimation de 2 heures).

Au cours de ce dialogue, une chose étrange intrigue David. L’homme semble se fatigué au son des minutes qui défilent et son image vieillit et se ternit jusqu’à prendre l’image connue de son père dans les souvenirs d’Alex.

Le contenu du discours est vague dans les pensées de David et ce n’est pas là l’important de ce récit. Les deux hommes ont échangés longuement autour d'un café. Mais l’homme semble très fatigué comme vidé de son énergie de vie et interrompt la conversation, il est temps pour lui de s’en aller. David ne le retient pas et lui indique d’un signe le couloir de sortie. L’homme aux traits de son père se lève passe la première porte du couloir de l’appartement mais ne passera jamais la porte de sortie du logement.

A cet instant précis, le réveil sonne et David se réveille en transe. Il ne comprend pas mais pense sortir d’un rêve étrange qui lui aurait permis d’être en contact avec son père. Un rêve un peu fou issu de la frustration de n’avoir pas pu avoir la possibilité de dire au revoir à son défunt père. Il se lève et se dirige comme tous les matins vers la cuisine pour préparer un café avant qu’il ne prenne sa douche. Seulement un spectacle consternant dépassant toute logique connue s’ouvre à ses yeux. En effet, lorsqu’il arrive dans la pièce principale, il observe une scène étrange. Le café est chaud, il est servi sur la petite table, posé entre deux bols vide, venant d’être consommés. David est alors pris de torpeur et les frissons l’envahissent. David ne va pas plus loin, il retourne s’habiller, prend ses affaires scolaire et quitte l’appartement comme dans une fuite désespérée.

Avait-il rêver ou était-ce la réalité qu’il venait de vivre, nul ne le sait et à tous ceux qu’il a pu raconter cette histoire, il est à croire que personne ne l’a jamais cru.

Ce qui est intéressant dans ce récit, c’est cette frontière fragile entre rêve et réalité que notre conscience ne distingue que très mal car s’il n’y avait pas eu de preuves matérielles d’un café préparé et servi à deux personnes, le doute pourrait subsister et dans la conscience du jeune David, le seul souvenir restant d’un rêve étrange.

Après cette aventure, David n’aura plus jamais d’autres manifestations de ce type au cours de sa vie mais aujourd’hui encore, près de quarante ans après les faits, cet épisode le hante et le questionne sur la réalité des faits


La vie s’arrête elle à la vie physique intriquée dans un espace-temps figé ou perdure-t-elle dans une perception autre de ce temps qui nous semble toujours et chaque jours linéaire allant de l’arrière vers l’avant de manière inéluctable.

Peut-on se permettre d’autres hypothèses sans être perçu comme déviant et fou. HEIDEGER affirmait que le temps n’est pas calculable au sens de notre vie mais peut-être faisait il référence à ses propres peurs vis-à-vis de l’inconnu et de la mort.

Cette histoire nous interroge à plusieurs niveaux sur le sens de notre vie à la fois en tant qu’entité d’énergie mais également en tant qu’être biologique doué de raison……


récit écrit par Alexandre Descavières.

 
 
 

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