Nouvelle de la quatrième dimension
- 25 févr. 2018
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Le récit qui suit est une histoire vécue et réelle. Nous sommes situés à l’est de la France durant l’hiver 1984 – 1985. Un jeune homme d’une vingtaine d’année vit seul dans un logement qui se trouve face à l’hôpital régional. Son père est malade, y est hospitalisé, atteint d’une maladie incurable à cette époque et en phase terminale.
Le 5 Janvier 1985 vers 7h du matin, le jeune homme que nous nommerons Alex se lève et par la baie vitrée de son logement regarde l’hôpital en se disant qu’il devrait rendre visite à son père dans la journée. Il se prépare comme tous les matins et se rend à ses cours au lycée.
Vers 11h de ce même jour, il est convoqué par le chef d’établissement qui lui apprend le décès de son père 1h plus tôt. Alex décide de se rendre immédiatement à l’hôpital mais ne pourra voir son père une dernière fois.
Les volontés du défunt était une crémation de sa dépouille, seulement à cette époque la crémation restait marginale et ne pouvait être réalisée que sur la suisse. Le corps a du donc être transporter, cependant et pour ceux qui se souviennent de cet hiver-là, le froid et la neige ont bloqué le convoi. La dépouille de cet homme est restée bloqué à la frontière près de 10 jours avant de pouvoir être incinéré le 13ème jour au matin soit le 18 Janvier 1985.
Ce même 13ème jour au matin, Alex est réveillé par son réveil digital de l’époque à 7h00 précise, il est en sueur et sort d’un rêve étrange. En effet, il vient d’avoir une conversation avec une personne semblant être son père mais beaucoup plus jeune. Comme en phase de réalité, il s’est réveillé à 7h00 et il s’est préparé pour aller en cours. Il est légèrement en retard et quitte l’appartement vers 7h45, descendant l’escalier pour rejoindre l’étage inférieur et atteindre l’ascenseur.
En descendant cet escalier il croise un homme d’une trentaine d’année qui lui, monte à ce dernier étage de l’immeuble. Machinalement, Alex se retourne et demande à l’individu s’il cherche quelqu’un. L’homme qui a la particularité de porter une gabardine longue et un chapeau à la BOGART lui répond qu’il cherche l’appartement de son fils. Alex l’invite chez lui et remonte à l’étage de son appartement. L’homme entre, traverse le couloir et s’installe à la petite table de cuisine de la pièce principale. Alex lui prépare un café et tous les deux vont conversés pendant un temps qui semble interminable.
Au cours de ce dialogue, une chose étrange intrigue Alex. L’homme semble se fatigué au son des minutes qui défilent et son image vieillit et se ternit jusqu’à prendre l’image connue de son père dans les souvenirs d’Alex.
Le contenu du discours est vague dans les pensées d’Alex et ce n’est pas là l’important de ce récit. Les deux hommes ont parlé longuement et bu un bol de café. Mais l’homme semble très fatigué comme vidé de son énergie de vie et interrompt la conversation, il est temps pour lui de s’en aller. Alex ne le retient pas et lui indique d’un signe le couloir de sortie. L’homme aux traits de son père se lève passe la première porte du couloir de l’appartement mais ne passera jamais la porte de sortie de ce logement.
A cet instant précis, le réveil sonne et Alex se réveille en sueur. Il ne comprend pas mais pense sortir d’un rêve étrange qui lui aurait permis d’être en contact avec son père. Un rêve un peu fou issu de la frustration de n’avoir pas pu avoir la possibilité de dire au revoir à son défunt père. Il se lève et se dirige comme tous les matins vers la cuisine pour faire couler un café avant qu’il ne prenne sa douche. Seulement un spectacle consternant dépassant toute logique connue s’ouvre à ses yeux. En effet, lorsqu’il arrive dans la pièce principale, il observe une scène étrange. Le café est chaud, il est servi sur la petite table, posé entre deux bols vide, venant d’être bu. La torpeur et les frissons l’envahissent. Alex ne va pas plus loin, il retourne s’habiller, prend sa « vache » scolaire et quitte l’appartement comme dans une fuite désespérée.
Avait-il rêver ou était-ce la réalité qu’il venait de vivre, nul ne le sait et à tous ceux qu’il a pu raconter cette histoire, il est à croire que personne ne l’a jamais cru.
Ce qui est intéressant dans ce récit, c’est cette frontière fragile entre rêve et réalité que notre conscience ne distingue que très mal car s’il n’y avait pas eu de preuves matérielles d’un café coulé et servi à deux personnes, le doute pourrait subsister et dans la conscience du jeune Alex, le seul souvenir restant d’un rêve étrange.
Après cette aventure, Alex n’aura plus jamais d’autres manifestations de ce type au cours de sa vie mais aujourd’hui encore, plus de trente ans après les faits, cet épisode le hante et le questionne sur la réalité des faits
.
La vie s’arrête elle à la vie physique intriquée dans un espace-temps figé ou perdure-t-elle dans une perception autre de ce temps qui nous semble toujours et chaque jours linéaire allant de l’arrière vers l’avant de manière inéluctable.
Peut-on se permettre d’autres hypothèses sans être perçu comme déviant et fou. HEIDEGER affirmait que le temps n’est pas calculable au sens de notre vie mais peut-être faisait il référence à ses propres peurs vis-à-vis de l’inconnu et de la mort.
Cette histoire nous interroge à plusieurs niveaux sur le sens de notre vie à la fois en tant qu’entité d’énergie mais également en tant qu’être biologique doué de raison……























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